Andres Manniste

Mon travail le plus récent en atelier porte sur ma présence dans un monde qui a beaucoup changé depuis 1999. Je suis conscient que j'appartiens à une époque qui a précédé Facebook et Tumblr. Je n’ai pas le vécu de mes jeunes étudiantes. Je travaille avec des images photographiques, dont plusieurs sont des anachronismes que je choisis dépendamment de mon humeur, comme si mon âge et mon expérience me permettaient ainsi. Je peins mes oeuvres très soigneusement, comme on produit une impression en quadrichromie. Je peins de très grand format pour faire en sorte qu’il soit difficile de les regarder comme de simples images. De plus près, la richesse et la texture nous amenons dans une expérience propre à la création. Du moment où le sujet me parait reconnaissable, je les enfouis sous des granules de couleurs pour en dissimuler certains caractéristiques pour que l'image en soit modifiée. Je fais des oeuvres qui suscite plutôt l'expérience matérielle issue d'une époque ou l'atelier avait son importance et l’écran d’ordinateur n'était que merveille.

 

Andres Manniste est né à Sault Ste-Marie, en Ontario, en 1951, Après avoir obtenu son BFA en 1974, il déménage à Québec où il entame sa démarche artistique. Peintre, graveur et artiste médiatique, ses œuvres se retrouvent dans des expositions individuelles et de groupe telles que Chimères (1999), Les Œuvres choisies de Phasis, Esthésio art contemporain, Québec (2002), Drunken Boat PanLiterary Award for Web Art à New York (2006), Cacophonie des esprits, Galerie Joyce Yahouda (2007), Urban Jealousy the 1st International Roaming Biennial of Tehran (2008-2010) et Penthésilée à la Maison de la Culture Frontenac à Montréal (2012). Ses œuvres ont été acquises par le Musée d’art contemporain de Montréal, la Rhizome artbase (New York), la Collection patrimoniale de la Bibliothèque nationale du Québec, la Collection patrimoniale d’Ontario ainsi que par la banque des œuvres du Conseil des Arts du Canada.

 

 

English | Français
Presse